Propos recueillis par Eric Marty, paru dans le MIDI LIBRE du 31 mai 2011.
"C'ETAIT LA SAISON OU JAMAIS"
L'entraîneur narbonnais revient sur la performance de son équipe. Et sur son ambition.
Gilles, le FUN a décidé de laisser planer le suspense jusqu'au bout !
(Sourire) On ne l'a pas décidé. On l'a plutôt subi ! Avec un dénouement heureux, c'est encore plus beau. Je pense qu'on aurait pu faire la différence avant. Comme ça ne dépendait plus de nous, on était obligé de regarder ce qui se passait du côté d'Alès. Ca nous a souri et c'est tant mieux.
Ne sont-ce pas les matchs nuls qui vous ont pénalisés ?
Un petit peu.C'est quand même mieux que ce soit l'équipe qui a le plus perdu qui se trouve pénalisée au final. On a certes concédé sept matchs nuls, mais Alès a perdu à cinq reprises. Quand on voit qu'en perdant un seul match de toute la saison, il faut attendre la dernière journée....
Par rapport à cette dynamique de victoires, n'était-ce pas l'année ou jamais pour le FUN ?
En tout cas, on commençait à se poser des questions. Si en perdant un match, on n'y arrive pas, on se demande quand ce sera possible! Au regard des résultats et de l'engagement de tous les joueurs, c'était effectivement la saison ou jamais.
Justement, quels détails ont fait la différence, par rapport aux saisons précédentes ?
Il n'y a pas eu de pression de la part du club mais, d'entrée, le groupe s'est dit qu'il allait jouer la montée. On avait un petit avantage dans la mesure où on n'avait pas changé l'effectif et qu'on s'était intelligemment renforcé avec deux ou trois joueurs, sur les postes défaillants. On est parti sur les chapeaux de roues, en imprimant un rythme élevé à ce championnat. Seul Alès a réussi à suivre.
Que va changer cette accession en CFA2 pour un club qui vient de fêter ses 20 ans ?
Elle va changer beaucoup de choses pour le football narbonnais. Il y a largement la place pour un club de niveau national sur Narbonne. Ca va permettre à des jeunes qui ont de la qualité de pouvoir s'exprimer sur place, au lieu d'aller voir sur Béziers ou ailleurs, pour voir si l'herbe y est plus verte.
Ce qui signifie que cette promotion n'est pas incompatible avec la formation...
Non, surtout quand on voit que 80% du Groupe actuel est narbonnais.On va continuer ainsi car le but de cette accession est de permettre aux jeunes de notre club de jouer à ce niveau-là.
Comment allez-vous assumer le statut de club phare de l'Aude ?
Notre principale préoccupation sera d'obtenir le maintien. On a galéré pour monter. L'équipe première est en CFA2, mais il faut aussi faire progresser l'équipe de DHR et tous les jeunes.
La tentation de recruter à outrance n'est-elle pas grande ?
Non, car notre souhait est de récompenser le groupe qui s'est battu pour monter. Après, on est conscient de la nécessité de se renforcer. On doit déjà étoffer numériquement le collectif, de manière intelligente, tout en conservant la même logique de travail. Nos jeunes, je l'espère, pourront s'exprimer en CFA2.
Quelle sera l'ambition du F.U.N, la saison prochaine ?
On va découvrir un nouveau championnat et il faudra se maintenir le plus rapidement possible.
Les moyens doivent-ils être vraiment plus importants ?
La montée en CFA2 engendre des dépenses supplémentaires, notamment en terme de déplacements. C'est aux dirigeants de faire le travail.
ERIC MARTY
























